Citations corrosives…

…mais point du tout pour les mêmes raisons ! Piquées lors d’une après-midi de lecture au centre de documentation sur les métiers du livre de la ville de Paris, à la bibliothèque Buffon (d’où l’on surplombe le jardin des plantes avec Notre-Dame au loin).

“Malheureusement, je constate que certains jeunes bibliothécaires, marqué par une forte culture web, ont tendance, à se concentrer sur les services aux usagers, plutôt que sur les fonctionnalités des SIGB.”

Didier Pied, directeur commercial, Decalog, in “Archimag”, 210, décembre 07 / janvier 08


Continuer à cataloguer au niveau local n’est pas seulement inutile mais aussi nuisible. Cette pratique accapare inutilement le temps d’un personnel qualifié tout en créant des particularités locales qui compliquent le travail en réseau et la cohérence des catalogues collectifs.” Quelles raisons freinent ou bloquent cette démarche ? “Principalement, la résistance du personnel, dont une partie persiste encore à croire que cette attribution est emblématique de son métier. Une résistance que tous les responsables n’ont pas le courage d’affronter. Pourtant, les tâches de sélection et de médiation de l’information me semblent infiniment plus valorisante qu’un catalogage qui s’apparente plus à la saisie mécanographique qu’à une activité intellectuelle. Il est grand temps de prendre la complexité de l’information à bras le corps et d’élargir les plages horaires d’ouverture au public afin de retrouver l’essence du métier, la médiation de la connaissance.”

Thierry Giappiconi, in “Archimag”, 221, février 2009 (c’est moi qui souligne)