L’interculturel en bibliothèque

Notes prises au cours de la journée d’étude de Mediadix le 22 mai 2008. Comme d’habitude, n’hésitez pas à corriger et améliorer.
  • Les différences entre cultures : problèmes ou atouts ? Brian Mac Carron, formateur en communication internationale

Interculturel : regarde en particulier ce qui va faciliter ou rendre plus difficile la communication et la collaboration entre individus et groupes de culture différents. S’appuie sur des niveaux de culture observables comme les comportements verbaux et non-verbaux. Observation des croyances, des valeurs, des normes, de la perception du temps.

Compétences interculturelles : ouverture d’esprit, se connaître et connaître l’autre, augmenter ses connaissances culturelles, développer des techniques interculturelles.

  • Les centres de ressources pour les métiers de la culture

Travaille en partenariat avec différentes associations comme la Croix Rouge, Caritas, l’UNESCO, l’Association livres sans frontières.

Création d’un fonds en langues étrangères dès le départ. Destiné aux migrants et aux Suisses.

Système de mallettes de livres (travail en réseau), accueil de classes.

Objectifs : “Offrir aux migrantEs la possibilité de lire, apprendre et découvrir dans leur langue maternelle.
Offrir aux migrantEs et aux Suisses/ses la possibilité de découvrir d’autres littératures et cultures dans un espace de rencontre et d’échange.
Créer des passerelles entre le pays d’origine et le pays d’accueil et entre les différentes cultures.”

Bibliothèque multilingue de Montréal : importante collection de documents en sept langues : arabe, chinois, espagnol, grec, italien, portugais et vietnamien.

Guides du lecteur dans toutes les langues. Possibilité de s’adresser à des agents interprètes pour l’ensemble des services publics.

Située au palais de la Porte dorée.

Faire connaître et reconnaître la place des immigrés en France.

Fonds essentiellement en langue française.

« L’établissement public de la Porte Dorée – Cité nationale de l’histoire de l’immigration est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France. »

  • Société pour l’Education, la Formation et la Recherche interculturelle : SIETAR, Brian Mac Carron

Organisation mondiale à but non lucratif. 3000 membres.

« Son but est de promouvoir et de faciliter l’expansion des connaissances et compétences dans le domaine de la communication internationale et interculturelle. »

A Paris, bibliothèque de 400 documents.

Activité de congrès très soutenue.

  • Parler de l’autre dans la littérature de jeunesse

« L’Alliance des éditeurs indépendants est une association française à but non lucratif, créée en 2002 à l’initiative d’un petit groupe de professionnels du livre et d’animateurs de réseaux. Par la mise en place progressive d’un réseau international d’éditeurs – aujourd’hui 70 éditeurs de 40 nationalités, indépendants des grands groupes, qui se rencontrent régulièrement (rencontre de Dakar 2003 ; rencontres des différents réseaux linguistiques en 2004 et 2005) et travaillent ensemble à des projets éditoriaux, l’Alliance des éditeurs indépendants participe à la circulation des idées, à la construction d’une société civile internationale et à la promotion de la bibliodiversité. »

Rencontres internationales, actions de plaidoyers (lobbying), information et promotion des éditeurs.

Projets de co-édition : livre équitable. Mutualisation des coûts pour une diffusion plus large (le livre ne sera pas vendu au même prix selon les pays).

Objectif : parler de l’autre, se tourner vers celui qui n’est pas encore reconnu.

Modes d’expression : visuelle, audio, écrite.

Travaille exclusivement avec la Corée du Sud.

« Chan-ok, nouvelle maison d’édition jeunesse, invite les 3-9 ans dans une imagerie prodigieuse mêlant passé et présent, formes et couleurs, sens et esprit de la Corée du Sud.

Intégralement conçus par des auteurs et illustrateurs sud-coréens, les livres publiés par Chan-ok reflètent toute la douceur d’une littérature, d’une imagerie venue d’ailleurs et d’un pays d’une grande richesse culturelle. »

  • Faire vivre un fonds multiculturel en bibliothèque en lien avec les populations

Partenariats avec associations, éducation nationale.

Fonds en 6 langues.

Guide du lecteur en 6 langues, sacs de la médiathèque écrits en 6 langues. Publicité dans les quartiers, les centres sociaux, etc.

Possibilité de commander hors-marché dès lors que le fournisseur n’est pas en mesure d’avoir les documents.

Travaille avec des librairies parisiennes.

Pour les albums jeunesse, la bibliothécaire demande un fichier Excel avec une translittération des titres, auteurs, etc. Quand c’est possible, elle demande aussi une traduction (albums jeunesse).

Fonds Afrique et monde arabe, créés en 1976.

Tente de faire des animations en relation qui intéressent tous les publics avec ce fonds.

Objectif : faire se rencontrer les différentes populations.

Peu de publicités des animations mais une présence physique dans les salons, etc.

  • La médiathèque de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Charlotte Perdriau

Médiathèque scientifique avec documentation thématique.

Plutôt en langue française.