Acquérir sans s’abimer les yeux, c’est possible ?

Préparer ses commandes sans un traditionnel hebdomadaire papier que je ne nommerai pas, écrit tout petit, est-ce possible ?
Quelques astuces personnelles, qui se complètent avec ce billet. Quand j’ai commencé à acquérir, j’ai dépouillé comme on me l’avait appris l’hebdomadaire en police 6… Puis j’ai cherché à trouver des alternatives qui me fassent gagner du temps pour les acquisitions en français :
– j’ai paramétré plusieurs alertes chez Appel du livre, qui offre des catégories relativement fines,
– j’ai utilisé Vigilibris avant de l’abandonner car les messages reçus étaient très similaires à ceux d’Appel du livre. Toutefois, Vigilibris présente le grand avantage de pouvoir des alertes par collections, parfait quand vous voulez surveiller la parution d’ouvrages au concours, qui paraissent d’années en années dans la même collection.
Ces alertes arrivent dans ma boîte mail et sont filtrés pour être stockées dans un dossier “Acquisitions”. De temps en temps, j’ouvre les messages et j’ouvre Electre. Quand je repère un ouvrage, il part dans un panier Electre.
– je croise ces alertes de fournisseurs avec des alertes provenant d’Electre (abonnement payant) : les alertes sont assez fines et il est possible de surveiller des cotes Dewey, ce qui est très très pratique.
– j’ai aussi des recherches sauvées sur Electre (pour celles-ci je ne reçois pas des mails mais je les retrouve dans mon compte automatiquement). Elles me permettent de surveiller des thématiques ou des collections de façon ponctuelle.
–  enfin, j’ai récemment créé des alertes sur LCDPU pour ce qui concerne les presses universitaires dans les matières qui me concernent. Je regarde aussi la table hebdomadaire de l’AFPUD (qui ne sont pas toujours mis à jour par contre, merci @yv_pic de l’information).
Vous allez me dire qu’il y a beaucoup de redondance dans mes filets d’acquéreur : c’est volontaire pour que les mailles ne soient pas trop lâches.
Vous allez me dire aussi : comment peux-tu être sure de ne rien manquer ? Pendant plusieurs mois, j’ai dépouillé par acquis de conscience Livres du mois en parallèle de ce que je viens de décrire. Le résultat m’ayant paru satisfaisant, j’ai désormais cessé de le faire.
Tout ça ne m’empêche pas d’aller faire des incursions dans les catalogues d’éditeurs, de regarder la presse généraliste et spécialisée et de mener des travaux au long cours en lien avec la poldoc. Disons que ce que je viens de décrire est la surveillance de routine, très pratique pour les périodes chargées, et qu’il est complémentaire des autres tâches de l’acquéreur, qu’on ne peut faire que lorsqu’on dispose de plus de temps.

2 thoughts on “Acquérir sans s’abimer les yeux, c’est possible ?

  1. Pierre aka Reup

    Bonjour, et merci !

    Pour ma part, je n’ai jamais sélectionné de livres par la-revue-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom. Je ne fonctionne que par newsletters et visites programmées de sites d’éditeurs, alors forcément je suis super intéressé par tes choix de sources. Merci de me permettre de découvrir les alertes par collection de chez le-libraire-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom-non-plus et l’AFPUD, dont j’ignorais l’existence et qui m’a l’air juste super, super pratique.

    Je pratique aussi le recours aux revues en ligne ou aux carnets de recherche qui proposent des compte-rendus de lecture. Ça permet parfois de repérer des livres moins récents, pertinents, et qui m’auraient échappé. Et comme ce sont des sources en ligne, on peut bien souvent s’abonner par alertes mail – et intégrer ça dans la veille “routinière”.

    Encore merci pour cet article, parce qu’il n’est pas seulement pratique, il est aussi militant.

  2. zenodote

    Mais, sauf erreur de ma part, Electre EST la version numérique (et payante) des dernières pages de la revue-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom… O_O